Artisanat et terroir

 
Office du Tourisme des Trois Forêts:
 
Ouverture 2017 (en cours d'élaboration)
 

Office de tourisme  des 3 Forêts

 

 

 

Pour tous renseignements concernant l'Office du Tourisme, se référer à ce lien:

http://www.tourisme-arc-chateauvillain.com/

 

Un peu de géographie et d’histoire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pays d’Arc-en-Barrois se situe au sud-ouest de la Haute-Marne, non loin de Chaumont et de Langres et recouvre le canton du même nom auquel on peut rattacher quelques lieux qui lui sont proches en raison de leur proximité et de leurs liens historiques.

 

Ce sont, pour le canton, les communes d’Arc-en-Barrois, Aubepierre-sur-Aube, Bugnières, Coupray, Cour-l’Evêque, Dancevoir, Giey-sur-Aujon, Leffonds, Richebourg, et Villiers-sur-Suize auxquelles on peut associer celles de Marac et Saint-Loup-sur-Aujon.

 

Traversé par l’Aujon, ce pays déroule ses collines verdoyantes ou blondies de céréales et des massifs forestiers entre l’Aube et la Suize, petit affluent de la Marne.

 

La plupart des villages sont installés dans les vallées sauf Bugnières, Leffonds et Richebourg implantés sur le plateau calcaire.

 

 

Cette région du plateau de Langres fait partie de la Champagne alors qu’avant la Révolution elle était une enclave bourguignonne dépendant du baillage de Châtillon-sur-Seine.

Si l’on remonte très haut dans le temps on y trouve de nombreuses traces d’occupation ancienne : mardelles (substructions d’habitations), pierres levées ou menhirs de moyennes dimensions, dolmens plus ou moins entiers, tumili de pierre ou de terre, silex, cela dans les vallées de l’Aube, autour d’Aubepierre, et de l’Aujon, autour d’Arc-en-Barrois.

De l’époque gallo-romaine outre quelques vestiges de tombeaux, armes, monnaies sont encore discernables trois chaussées, la plus importante, à l’ouest, étant la grande voie romaine de Langres à Sens et à Orléans, parfaitement reconnaissable sur tout le territoire et même encore partiellement utilisée.

 

Arc-en-Barrois existait déjà à cette époque, station sur la levée où cette route formait sur l’Aujon deux embranchements : l’un par Bar-sur-Aube et Troyes, l’autre pour Orléans. Une forteresse, construite sur le monticule qui a conservé le nom de la Motte, défendait le passage de la rivière. Un autre camp était établi sur la route menant à Châtillon (route d’Orléans), là où existe maintenant une petite chapelle, la chapelle Notre-Dame de la Pitié.

Les autres villages se sont créés au fil du temps, et leurs églises, châteaux, abbayes, maisons rurales, ponts, lavoirs…sont des témoins et vestiges de leur passé.

 

 

 

Partons maintenant à la découverte de ce « Pays »…

 

 

La forêt

 

La Haute-Marne et le Pays d’Arc-en-Barrois commencent par le bois, dans la sylve immémoriale où Saint Hubert poursuit sa quête éperdue…

 

En effet, la Haute-Marne est l’un des départements les plus boisées de France et les forêts d’Arc-en-Barrois, de Châteauvillain sont parmi les plus belles. Presque la moitié de la superficie du Barrois est occupée par la forêt composée essentiellement de feuillus : chênes, hêtres, frênes, érables, charmes et ormes alors que les résineux sont représentés par les pins noirs, sylvestres, épicéas et sapins.

 

Nul de méconnait l’importance de la forêt dans la vie des hommes : refuge, nourriture, habitat, travail, source d’énergie en tant que combustible domestique ou lié à la métallurgie. Les droits d’usage accordés par les seigneurs aux habitants des villages permettaient à ceux-ci de prélever le bois de chauffage ou de construction, de mener les bêtes au pacage et les porcs à la glandée ; le bois alimentait les hauts-fourneaux et forges qui existaient dans presque tous les villages de la région par ailleurs riche en minerai de fer exploité déjà les Romains. Ce qui compte aujourd’hui c’est la production du bois d’œuvre utilisé par la menuiserie et la fabrication des meubles, ressource à laquelle s’ajoute le produit de la location des chasses. Car ses forets regorgent de sangliers, chevreuils, cerfs, biches et deviennent chaque automne le domaine des chasseurs.

 

Le Barrois exprime d’ailleurs son amour de la chasse à travers deux manifestations renommées : Le Salon de la Nature et de la Chasse à Châteauvillain le dernier week-end d’août et la Fête de la Saint-Hubert à Arc-en-Barrois en décembre.

La forêt joue donc un rôle immense dans la vie de ce pays et son attrait touristique en est un élément. Qu’il soit chasseur, cueilleur de muguet ou chercheur de champignons, flâneur ou randonneur, l’homme fatigué, tourmenté, trouvera toujours au fond des bois un calme salutaire.

 

C’est pourquoi le respect et l’amour de l’arbre sont innés au cœur de l’homme. Rappelons, cette phrase de « morale » écrite autrefois sur le tableau noir de nos classes : « Partout où la forêt a disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance ».

 

 

La flore

 

Le département possède une flore très riche qui s’explique par la diversité de sa géologie, de son relief et de son hydrographie.

 

Nos vallons, si souvent agrémentés de frais ruisseaux aux berges fleuries, nos rivières cristallines à la jeunesse bouillonnante mais qui s’assagissent en chemin, nos mares où s’agitent grenouilles et tritons, nous offrent des fleurs spécifiques à ces milieux si différents.

Vos promenades nous feront voir les myosotis bleus, découvrir les blanches parnassies au cœur d’or parfois cerclé de rose et les gracieuses ombelles du jonc fleuri, respirer les odorantes reines des prés et penser à Monet devant les nymphéas étalées nonchalamment sur l’eau, ces merveilles des étangs calmes…

 

On peut voir aussi les plantes de l’ombre, qui vivent dans nos forêts plus ou moins sombres, les fragiles hépatiques trilobées, anémones d’un beau violet qui jaillissent dès les premiers beaux jours, les nivéoles de printemps offrant leur nectar aux premiers insectes de l’année, l’oxalis petite oseille, une coquette bien soigneuse…

 

Plus communes et abondantes, les jonquilles qui offrent leur magnifique spectacle de jaillissements verts ponctués d’une note jaune-vif sur le tapis forestier encore brun-roux des feuilles d’automne.

Et les orchidées…. Ophrys araignée précoce, orchis mâle à la belle hampe de fleurettes rose pâle, orchis bouffon appelé aussi folle femelle, les céphalanthères rouges qui mettent en valeur leurs délicates fleurs par des envols élégants de leur robes rose tendre et sont capricieuses comme de jolies femmes….

 

Et que d’autres fleurs mériteraient d’être citées…

 

 

Le Pays d’Arc-en-Barrois comme toute la Haute-Marne est « un paradis vert », une réserve naturelle encore immense dotée d’un merveilleux patrimoine floral, une richesse qu’il est nécessaire de connaître pour mieux la préserver.

 

Propos empruntés à Albert KRITTER chroniqueur, photographe et amoureux passionné des fleurs de Haute-Marne.

 

 

Le patrimoine

 

Après avoir évoqué la nature riche et généreuse de notre région, il convient de s’intéresser aux hommes qui y ont vécu ou y vivent actuellement, à ce qu’ils ont réalisé ou produisent et que le touriste curieux a plaisir à découvrir.

 

Nous vous invitons donc à visiter notre « Pays d’Arc-en-Barrois »…

 

 

 

ARC-EN-BARROIS

           

Village fleuri***Village d’accueil et station verte de vacances

 

 

 

La petite ville d’Arc-en-Barrois, nichée au cœur d’une étroite vallée qui traverse une des plus grandes forêts domaniales de France séduit dès l’abord par l’élégance de son bâti ancien, son cadre verdoyant et fleuri et la douceur de vivre s’en dégage.

 

 

Le visiteur pénétrant au centre de la commune découvre immédiatement le château transformé maintenant en hôtel-restaurant, imposante bâtisse, sobre et élégante, au cœur d’un très beau parc dont une partie abrite un golf.

 

Ce château est le troisième qu’a connu Arc-en-Barrois. Le premier occupa le site gallo-romain de la Motte et fut abandonné au XIIIe siècle lors de la construction du nouveau château, dans la vallée, au bord de l’Aujon, à peu près à l’emplacement du château actuel, château bien fortifié dont la haute tour (dite tour de l’horloge) dominait la campagne. Une ceinture de murailles protégeait également le bourg.

 

Tours et murailles furent démontés après la Révolution et les pierres réemployées en partie pour combler les anciens fossés.

Le dernier seigneur, le Duc de Penthièvre vit ses biens confisqués en 1793. Ils furent rendus à sa fille à la Restauration avec tout le domaine forestier er revinrent à sa petite-fille Adélaïde dont le frère louis-Philippe deviendra roi des Français en 1830. Les restes du château fort serviront de rendez-vous de chasse pour la famille royale.

 

La princesse Adélaïde décide alors de reconstruire entièrement le château pour son frère Louis-Philippe avec autour des pièces d’eau, des écuries, des logements pour le personnel.

 

Elle meurt en 1847 sans voir le château terminé et lègue l’ensemble de ses biens à son neveu le prince de Joinville qui jusqu’à sa mort en 1900, s’intéressera beaucoup à son domaine d’Arc-Châteauvillain. C’est lui qui, épris de modernisme fit installer la machine à vapeur et construire la glacière que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Pendant la grande Guerre, le château et le domaine sont mis à la disposition des blessés de Verdun et de l’Argonne qui sont soignés par du personnel médical britannique sous la direction de Miss Bromley-Martin.

 

Le domaine restera dans la famille jusqu’à son partage en 1971. La princesse Murat, l’une des héritières, gardera encore quelques années le château et diverses propriétés, les 11 000 hectares de forêt seront acquis par l’Etat. Depuis le château a changé plusieurs fois de propriétaire.

 

 

 

 

A voir ou à visiter à Arc-en-Barrois :

 

Belles demeures XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles dont la plus ancienne, dite Maison Renaissance, date de 1550 et agréables promenades : jardin des Gardes, rives de l’Aujon.

 

De très jolies chapelles dont celle de Saint-Anne, protégée par des tilleuls séculaires, construite au XVIIe siècle à la suite d’une épidémie de peste et celle de Montrot, près d’une source vénérée, où se déroule chaque année un pèlerinage.

 

Visites guidées sur rendez-vous uniquement des sites ci-dessous. S’adresser à l’Office du tourisme Place Moreau (rez-de-chaussée de la Mairie)

Tél :03.25.02.52.17

 

Eglise Saint-Martin : construite en 1285. Clocher reconstruit en 1688. Elle conserve une belle chapelle de 1561 (chapelle Saint-Hubert), un remarquable sépulcre du XVIIe siècle, un maître-autel du XVIIIe. Au début du XIXe siècle, l’orientation de l’édifice a été modifiée ; on peut admirer l’ancien portail de style bourguignon à l’arrière du sanctuaire.

Chaque année, selon une tradition attachée à ce pays forestier, y est célébrée une messe de la Saint-Hubert, patron des chasseurs.

 

Glacière : le prince de Joinville dota son château d’un système de distribution d’eau courante à l’aide d’une pompe sophistiquée pour l’époque (propriété particulière). En 1873, il fait construire une glacière, cavité ovoïde en superbes pierres de taille de 8m50 de hauteur, creusée dans la roche. L’orifice recevait la glace produite par l’étang tout proche. On y accède par un couloir long de 13m. Plusieurs portes d’isolation aidaient à la conservation de la glace jusqu’au mois d’août.

 

Machine à vapeur : l’industrie métallurgique était présente à Arc comme en de nombreux lieux en Haute-Marne ; elle cessa en 1857 quand le prince de Joinville décida de transformer la forge encore en usage et qui utilisait la force motrice de l’Aujon, en scierie, utilisant comme source d’énergie sur les lieux même, une machine à vapeur assez impressionnante. Elle fonctionnera jusqu’en 1963.

Il est à remarquer que cette machine, classé monument historique en 1977, est aujourd’hui un des rares exemplaires de ce type en état de fonctionnement.